L’arrivée de Kathleen FitzGibbon, nouvelle ambassadrice des États-Unis au Niger, soulève des tensions diplomatiques importantes.
Le 2 décembre 2023, elle a présenté la copie figurée de ses lettres de créance au Ministre des Affaires Étrangères nigérien, Bakary Yaou Sangaré, marquant une étape préliminaire dans la reconnaissance du gouvernement militaire du Niger.
Ce geste, en apparence protocolaire, représente un camouflet pour la France et la Cédéao, impuissantes face à l’évolution des relations entre les États-Unis et le Niger. Alors que la France avait annoncé la fin de sa coopération militaire avec les nouvelles autorités nigériennes, Washington, détenteur de plus de 1 300 soldats dans le pays et d’une base de drones armés surveillant le Sahel, semble adopter une position plus flexible.
La présentation des lettres de créances au général Abdourahamane Tiani, instigateur du renversement du président Mohamed Bazoum, marquera le point culminant de cette reconnaissance officielle par les États-Unis. Ce geste diplomatique américain devrait accentuer les tensions dans le Sahel et mettre en difficulté la Cédéao dans la gestion des putschs dans la sous-région.
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La France, déjà en retrait avec le rapatriement annoncé de ses 1 500 soldats d’ici la fin de l’année, subit ainsi un revers diplomatique majeur au profit des intérêts américains. Le sort du président déchu, Mohamed Bazoum, reste incertain face à ces développements diplomatiques complexes.